Monsieur Hentzen a 83 ans maintenant. Il est venu
à l'école d'Altwies, pour dire comment il avait vécu
la deuxième guerre mondiale au Luxembourg. Il a raconté beaucoup
de choses. Autrefois, il était curé à Altwies, et maintenant
il ne l'est plus. Il habite à Remich. Il avait 26 ans pendant la
2ième guerre mondiale qui a commencé en 1939.
Claudine und Cindy
Pendant la guerre, les Luxembourgeois ne pouvaient pas chanter des chansons luxembourgeoises, c'était défendu.
Les Luxembourgeois ne pouvaient pas écouter la radio anglaise mais seulement la radio des Allemands. Mais ils l'écoutaient quand même. Quelqu'un sortait pour voir s'il n'y avait pas d'allemand dans les alentours.
Les gens qui n'étaient pas d'accord avec
les allemands devaient aller dans un camp de concentration.
Les gens devaient travailler. Ils prenaient de grandes pierres et montaient un long escalier. L'escalier était plein de sang. Quelques gens qui ne voulaient pas travailler étaient battus, tués dans une chambre à gaz ou brûlés dans un four.
Quelques jeunes luxembourgeois qui ne voulaient pas aller à la guerre se cachaient dans une ferme dans une étable sous une dalle. Et au-dessus de la dalle, il y avait un énorme taureau, ainsi les soldats ne les trouvaient pas.
Monsieur Hentzen devait aller chercher deux mitraillettes, il devait les transporter sur son vélo de Trèves à Luxembourg. Pour que les allemands ne remarquent rien, il a mis un papier autour des mitraillettes. Dans les canons il a planté des bougies, il avait son habits de curé. Il aurait pu être tué si un soldat allemand l'avait vu avec les deux mitraillettes.
TAMMY & ALEXANDRA
Une fois dans un café, un sous-officier allemand était bourré. Les luxembourgeois ont profité de cette chance. Ils lui ont pris son revolver et l'ont jeté dans un ravin. Quand l'allemand s'est réveillé, il a vu que son revolver n'était plus là. Les luxembourgeois ont dit d'aller regarder sur la route. Là il y aurait des bandits qui l'auraient battu et lui auraient pris son arme. Il pourrait raconter cela à ses chefs et ainsi il ne serait pas puni.
Alors il est allé sur la route. Mais là il y avait les luxembourgeois. Il lui ont donné des coups de pied et une bonne raclée. Ils l'ont jeté dans le ravin.
Dans le ravin, l'allemand avait retrouvé son revolver. Il était tout content et remerciait les luxembourgeois qui lui avaient donné cette idée.
Monsieur Hentzen et des copains ont découvert un lièvre près de la frontière entre le Luxembourg et l'Allemagne. Ils ont discuté si c'était un lièvre allemand ou un lièvre luxembourgeois. Monsieur Hentzen a tué le lièvre. Mais, pendant la guerre, il était défendu de chasser. Alors il a mis le lièvre sous son long manteau. Un autre monsieur avec un chien l'a invité à boire un verre. Le chien sentait le sang du lièvre. Monsieur Hentzen a chassé le chien.
Dans la maison, le sang du lièvre a coulé par terre. Monsieur Hentzen a pris son mouchoir, et il a essuyé le sang sur le sol.
Il a dit que son nez saignait et il est vite parti à la maison.
Henri & Elisabetta
Chers amis,
en faisant le "compte-rendu"
de notre rencontre à Altwies, je voudrais ajouter encore ceci:La
raison dela résistance pendant la guerre, c'était la révolte
du Luxembourgeois libre vis-à-vis de la domination injuste des nazis
qui évidemment était contraire au droit des peuples. Où
certains Luxembopurgeois ont-ils trouvé la force d'engager leur propre
liberté et d'aider les autres? En grande partie, c'était la
confiance dans la Vierge Marie, Consolatrice des Affligés qui, par
le passé, a souvent été invoquée pour venir
en aide aux Luxembourgeois. C'est également son image que les enrôlés
de force et bien d'autres ont emportée sous une forme ou une autre
dans leur bannissement. Je voudrais rappeler également les processions
et autres offices religieux bien visités. A rappeler encore que malgré
l'interdiction de toute procession pendant l'Octave (Pèlerinage à
Notre-Dame de Luxembourg) plusieurs groupes ont effectué leur pèlerinage
à la Consolatrice des Affligés par n'importe quel temps. En
empruntant des chemins cachés et peu connus, ils ont évité
des contrôles nazis. Les déportés et les réfractaires
ont su trouver l'aide divine grâce à leur Foi et à leur
obstination à survivre.
Ernest Hentzen