Elections législatives et européennes du 13 juin 2004
Questionnaire aux partis politiques et à leurs candidats et candidates
L'accueil des réfugiés
Question 10:
Quand allez-vous mettre en place
le cadre légal pour permettre aux demandeurs d'asile de travailler,
comme le souhaite la motion parlementaire du 22 mars 2001?
Réponses:
Liste 2: DP
Le DP plaide pour une ouverture du marché
du travail luxembourgeois aux demandeurs d'asile. Toutefois les citoyens
de l'Union européenne, les ressortissants des Etats parties à
l'accord sur l'Espace économique européen et les ressortissants
de pays tiers en séjour régulier doivent, selon l'avis du
DP, bénéficier d'une priorité d'accès au marché
du travail.
Liste 3: LSAP
Le LSAP plaide pour un accès au marché
du travail au bout de 12 mois de procédure conformément au
projet de directive européenne en cours. La première année
devrait servir à l'apprentissage des langues.
HAMMELMANN Paul:
(une réponse pour les questions 10 et 11)
Une personne qui quitte son pays d'origine, serait-ce par nécessité politique ou économique, le fait rarement de plein gré.
Certains (beaucoup trop) y laissent leur vie et celle de leurs familles.
La traite des réfugiés constitue la forme la plus abjecte de la criminalité internationale et c'est ici qu'une vraie entre-aide internationale du soi-disant terrorisme, géniale intervention qui justifie bien des exactions et déviations dans la protection de la vie privée.
Il n'est jamais "acceptable" de refouler une personne vers son pays d'origine, tout au plus serait-ce "concevable" dans certaines hypothèses:
Ainsi:
1. Toute procédure de demande d'asile mérite
un traitement beaucoup plus rapide par les tribunaux.
2. Le Luxembourg, anciennement pays d'exil devrait
avoir une politique d'immigration et d'accueil de réfugiés
beaucoup plus ouverte.
3. Jamais, au grand jamais, des familles sont à
extrader en pleine nuit, en plein sommeil, des enfants ne sont pas à
enlever sur le banc d'écoles (Nacht und Nebel).
Si vraiment extradition devient nécessaire toute personne humaine est à traiter avec les égards qui lui reviennent.
Si parmi des réfugiés il devait y avoir des délinquants (éléments criminels, déclaration Juncker sur les "dealers"), ceux-ci sont à traiter comme les autres criminels qu'ils soient luxembourgeois, belges, français ou africains.
Rappelons quand même que les grands pervers et criminels dans notre société, n'étaient pas des demandeurs d'asiles ou des réfugiés; à ma connaissance un certain Dutroux est un ressortissant belge, le forcené (Brixius) qui a tué femme et enfants était français, le fou qui cohabitait avec sa mère décédée depuis des années à Esch-Alzette était luxembourgeois et ce sont les réfugiés qui font peur!
La politique d'asile, le problème des réfugiés
doit être résolu au niveau européen!
NATI Romain:
cf. question 8
(Etant donné que le droit au travail devrait
être accessible à tout résident sur notre territoire,
je pense personnellement qu'une telle mesure est envisageable.)
Liste 4: Déi Gréng
Nous continuons à nous engager pour ce cadre
légal.
Liste 5: CSV
Le CSV prévoit un tel accès dans le
cadre de la transposition de la directive EU afférente et dans les
limites y prévues.
Liste 6: Déi Lénk
FRISCH Janine:
Tout de suite.
HOFFMANN André:
Nous allons reprendre les termes de cette motion
et en exiger la traduction législative.
HOFFMANN-STEFFEN Armand:
Un demandeur d'asile doit recevoir à sa demande
immédiatement son permis de travail.
LACAFF Solange:
Directement, c'est une première obligation
pour enrayer le racisme qui résulte de la situation actuelle.
MARX Lou:
Immédiatement, sans autre délai. L'autorisation
de travail est d'ailleurs de nature à couper court au "racisme désiré
d'en haut" que cela arrange bien de constater que les demandeurs d'asile,
cantonnés dans de menus camps de concentration répartis dans
le pays, sont forcés de rester à la traîne dans les
rues. On leur refuse même l'affiliation au club de football. Ce genre
de racisme est voulu et désiré.
SIMON Claude:
Sans autre délai.
TURPEL Justin:
Sans autre délai. Ce cadre légal est
une première obligation pour enrayer le racisme (désiré
par les milieux de la droite) qui résulte de la situation actuelle
(interdiction de travailler, etc.).
WEHENKEL Henri:
Tout de suite.
Question 11:
A votre avis, pour quelles raisons
et sous quelles conditions est-il acceptable de refouler, renvoyer ou extrader
une personne vers son pays d'origine?
Réponses:
Liste 2: DP
Le DP estime que le Luxembourg a toujours été
une terre d'accueil pour les étrangers et les demandeurs d'asile.
Toutefois les personnes déboutées définitivement de
leur demande par toutes les institutions judiciaires luxembourgeoises devraient
retourner dans leur pays sous condition que la situation politique y est
stable et que la personne n'encourt plus de danger d'être persécutéee.
Bien évidemment ce retour devrait se faire dignement et en respectant
les règles internationales.
Liste 3: LSAP
Comme il a été dit, le LSAP plaide pour une 2ème régularisation et une réforme de la procédure d'asile afin de l'accélérer. A partir de là, le LSAP est d'avis que les personnes se trouvant illégalement sur notre territoire, de même que celles ayant été déboutées définitivement de leur demande d'asile ou qui ne peuvent pas se prévaloir d'un éventuel statut complémentaire (à créer) doivent retourner dans leur pays d'origine. Par ailleurs, le LSAP estime qu'il faudra conclure des accords de réadmission avec les pays dont provient l'immigration illégale et en même temps aider ces pays par une politique de coopération adéquate.
Les conditions de refoulement doivent être
basées sur celles qui sont recommandées par le Conseil de
l'Europe en la matière.
HAMMELMANN Paul:
(une réponse pour les questions 10 et 11)
Une personne qui quitte son pays d'origine, serait-ce par nécessité politique ou économique, le fait rarement de plein gré.
Certains (beaucoup trop) y laissent leur vie et celle de leurs familles.
La traite des réfugiés constitue la forme la plus abjecte de la criminalité internationale et c'est ici qu'une vraie entre-aide internationale du soi-disant terrorisme, géniale intervention qui justifie bien des exactions et déviations dans la protection de la vie privée.
Il n'est jamais "acceptable" de refouler une personne vers son pays d'origine, tout au plus serait-ce "concevable" dans certaines hypothèses:
Ainsi:
1. Toute procédure de demande d'asile mérite
un traitement beaucoup plus rapide par les tribunaux.
2. Le Luxembourg, anciennement pays d'exil devrait
avoir une politique d'immigration et d'accueil de réfugiés
beaucoup plus ouverte.
3. Jamais, au grand jamais, des familles sont à
extrader en pleine nuit, en plein sommeil, des enfants ne sont pas à
enlever sur le banc d'écoles (Nacht und Nebel).
Si vraiment extradition devient nécessaire toute personne humaine est à traiter avec les égards qui lui reviennent.
Si parmi des réfugiés il devait y avoir des délinquants (éléments criminels, déclaration Juncker sur les "dealers"), ceux-ci sont à traiter comme les autres criminels qu'ils soient luxembourgeois, belges, français ou africains.
Rappelons quand même que les grands pervers et criminels dans notre société, n'étaient pas des demandeurs d'asiles ou des réfugiés; à ma connaissance un certain Dutroux est un ressortissant belge, le forcené (Brixius) qui a tué femme et enfants était français, le fou qui cohabitait avec sa mère décédée depuis des années à Esch-Alzette était luxembourgeois et ce sont les réfugiés qui font peur!
La politique d'asile, le problème des réfugiés
doit être résolu au niveau européen!
NATI Romain:
Je me réfère au contenu du programme
électoral du LSAP. (p. 76)
Liste 4: Déi Gréng
L'administration des procédures d'asile doit devenir plus professionnelle. Un renforcement des ressources humaines contribuera à une évacuation plus rapide des dossiers. Mais elle devra également devenir plus humaine: le nombre ridiculement bas de demandes d'asile qui aboutissent en dit long sur la pratique actuelle.
Le Luxembourg doit rester une terre d'accueil pour les personnes réfugiées fuyant l'oppression dans leurs pays, qu'elle soit d'origine étatique ou non. Il faut donc que l'application de la Convention de Genève devienne plus large que cela n'a été le cas jusqu'à présent. Par exemple, la persécution des femmes liée à leur sexe doit être retenue comme critère lors de la procédure d'asile. Par ailleurs, l'introduction d'un statut humanitaire subsidiaire s'impose, puisque la Convention de Genève ne tient pas compte de certaines formes de persécution (par exemple la fuite de groupes de personnes qui ne provoquent pas d'afflux massif ou la persécution qui n'est pas d'origine étatique).
Déi Gréng rejettent la proposition d'introduire des quotas pour régler la question de l'asile. Si dans le domaine de l'immigration classique, on peut justifier une approche utilitaire définissant comme base du flux le nombre nécessaire de forces de travail, elle ne peut être appliquée dans le domaine humanitaire. Cependant, le concept d'un droit d'asile se limitant à fournir un refuge à des personnes en danger pendant un temps limité en leur refusant une intégration définitive est également dépassé. Il n'y a rien de plus normal que des personnes déracinées cherchent à se créer une nouvelle patrie dans leur pays d'accueil. Est-il utile de combattre ce phénomène avec des moyens parfois peu dignes d'un état démocratique? A nos yeux, il serait plus intelligent de voir cette volonté de rester comme une offre qui pourra intéresser une économie en manque de main d'œuvre et un état qui pourra "récolter les fruits" de ses investissements matériels dans les personnes concernées en admettant leur intégration dans notre société.
En tout cas, la stricte différenciation entre réfugiés bons (politiques) et mauvais (économiques) ne correspond pas à la situation concrète de la grande majorité des personnes concernées. Il faut donc non seulement accepter et promouvoir l'intégration des réfugiés disposés à rester au Luxembourg, mais également reformer les lois qui rendent leur intégration impossible, en créant des passerelles entre "statut" de demandeur d'asile et d'immigré. Cela implique par exemple le droit de travailler pour les demandeurs d'asile et les personnes déboutées, mais aussi un droit de séjour pour les personnes tolérées depuis plusieurs années.
La politique des frontières fermées
incite à l'immigration illégale. A côté d'une
ouverture en matière d'immigration, il sera toujours nécessaire
d'œuvrer contre ceux qui profitent de façon illégale de la
volonté d'émigration. Tant que subsistent les inégalités
économiques dans le monde et tant que persistent des barrières
- que ce soit autour de l'Union ou autour des pays d'origine - et même
dans l'hypothèse d'une Europe favorable à l'immigration,
il faut compter avec la traite d'êtres humains liée au dumping
social, à la prostitution ou à l'exploitation d'enfants.
C'est pourquoi il faudra renforcer les lois sur la traite des êtres
humains et sur la protection des victimes de la traite.
Liste 5: CSV
Les demandeurs d'asile déboutés et
les personnes en séjour irrégulier doivent retourner dans
leur pays d'origine, conformément aux règles du droit international
et notamment si leur vie n'est pas en danger dans leurs pays d'origine.
Liste 6: Déi Lénk
FRISCH Janine:
La seule raison qui nous paraît acceptable
de refouler quelqu'un dans son pays d'origine est un délit, grave
ou un crime contre l'humanité et ceci seulement si le pays d'origine
est un Etat de droit et que la peine de mort y soit abolie.
HOFFMANN André:
Il faudrait d'abord assurer ici, avant tout renvoi,
un accompagnement juridique et un encadrement social qualifié et
continu; une interprétation plus généreuse des conventions
internationales, notamment de celle de Genève; une réorientation
de la politique de l'Union Européenne en matière de migrations
et d'asile; un large respect des procédures de recours contre les
décisions d'expulsion. Il faudrait ensuite, avant le renvoi, la
certitude que la personne (ou la famille) en question sera vraiment en
sécurité dans son pays d'origine et que les conditions soient
remplies qu'elle puisse y vivre en toute dignité humaine. Ce qui
exigerait une surveillance plus précise ex ante et ex post de ces
conditions. Il faudrait aussi introduire une procédure légére
de possibilité de retour au cas où les conditions dans le
pays d'origine changent ou s'avèrent moins sûres qu'on l'avait
estimé. Des mesures précises et efficaces, en collaboration
systématique avec les instances du pays d'origine, devraient faciliter
le redémarrage socio-professionnel.
HOFFMANN-STEFFEN Armand:
Dans une démocratie il n'existe aucune condition
de refouler, renvoyer ou extrader une personne vers son pays d'origine
ou d'ailleurs.
LACAFF Solange:
En cas de crimes de guerre prouvés.
MARX Lou:
Pour crimes de guerre et contre l'humanité
dûment prouvés, sous réserve toutefois que dans le
pays d'origine, la peine de mort soit supprimée.
SIMON Claude:
Une personnes peut seulement être extrader
dans son pays d'origine du moment qu'il n'y encourt des peines plus lourdes
(pour un crime qu'il y a commis).
TURPEL Justin:
En cas de crimes de guerre prouvés et sous
condition que le pays d'origine respecte effectivement la convention des
droits de l'homme.
WEHENKEL Henri:
En cas de délit grave, si les conditions
de vie dans le pays d'origine le permettent. La notion d'un pays sûr
ouvre le voie à l'arbitraire. La Tunisie est-elle un pays sûr?
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