WAHLEN 2004 / ELECTIONS 2004

Elections législatives et européennes du 13 juin 2004

Questionnaire aux partis politiques et à leurs candidats et candidates



 

L'éducation pour la vie
 

Question 7:

Les statistiques montrent que le Luxembourg est le pays en Europe qui connaît le plus d'échecs scolaires et par conséquent le plus bas nombre d'élèves qui arrivent à obtenir un bac technique ou classique (sans oublier par ailleurs que plusieurs milliers de jeunes doivent fréquenter des lycées à l'étranger pour avoir des chances de décrocher un diplôme).
 

Comment vous situez-vous par rapport à une nouvelle pondération des langues tant dans l'enseignement secondaire technique que classique afin de donner les mêmes chances à tous les élèves?
 

Réponses:
 

Liste 2: DP

En premier lieu, il faut soulever l'apprentissage de la langue allemande en tant que langue étrangère dans l'enseignement primaire.

Afin d'améliorer l'égalité des chances dans nos lycées, l'enseignement des langues et notamment sa pondération viennent d'être modifiées au sein des lycées techniques. Ainsi, il y a eu un élargissement de l'offre des formations à langue véhiculaire française. Ces formations sont offertes dans les classes à régime linguistique spécifique du cycle moyen et supérieur. Le programme et les épreuves sont identiques à ceux des classes usuelles correspondantes, à l'exception de la branche de français ou d'allemand qui peut être enseignée suivant un programme allégé. Ces nouvelles dispositions permettent aux élèves de choisir entre une première et une deuxième langue. Cependant, afin de combattre les problèmes croissants des élèves en ce qui concerne les langues étrangères, le DP est d'avis qu'il y lieu d'enseigner l'allemand et le français comme langues étrangères. De plus, il est important de promouvoir la langue luxembourgeoise en temps que langue véhiculaire vu son importance comme facteur d'intégration.

Par ailleurs, le DP juge indispensable que l'anglais en temps que langue mondiale reçoit une plus haute reconnaissance.

Pour permettre aux élèves qui ont des problèmes avec la langue allemande de suivre l'enseignement secondaire dit classique, des classes "Allet" (allemand langue étrangère) ont été créés dans toutes les régions du pays.

Mis à part les changements évoqués ci-dessus, le DP est d'avis qu'il y à lieu d'analyser les résultats réalisés avec les récents changements avant de songer à de nouveaux changements. En effet, en modifiant à nouveau au bout d'un temps si court le programme scolaire, l'élève, qui vient de se familiariser avec le nouveau système, devra à nouveau s'adapter à des changements importants ce qui risque de perturber le déroulement des cours.
 

Liste 3: LSAP

Extraits de notre programme électoral:

Den Sprachenunterricht differenzierter angehen

Die Sozialisten wollen die Mehrsprachigkeit in Luxemburg erhalten. Gute Sprachkenntnisse bringen nicht nur Vorteile in Schule und Beruf, sondern öffnen ebenfalls den Blick für andere Kulturen und fördern Toleranz. Allerdings deuten viele Erfahrungen darauf hin, dass die im Luxemburger Primärunterricht angestrebte frühe Zweisprachigkeit im Lesen, Schreiben und Sprechen für viele Kinder die Hauptursache für den schulischen Misserfolg darstellt. Deshalb müssen die Ziele in diesen Fächern klarer als bisher beschrieben und die zu erlernenden Grundelemente besonders in den ersten vier Jahren der Primärschule eng begrenzt werden. Eine prioritäre Aufgabe der neugeschaffenen Universität Luxemburg muss es sein, die Vielsprachigkeit in Luxemburg zu erforschen und angepasste Lehrmethoden zu entwickeln.

Die Sozialisten sind der Meinung, dass der Sprachenunterricht differenzierter angegangen werden muss. Ein Kind muss zu einem Schulabschluss kommen, auch wenn es in einer der zwei Gebrauchssprachen - Deutsch oder Französisch - Schwierigkeiten hat. Die Einführung von sogenannten filières francophones in verschiedenen Sektionen des technischen Unterrichts ist sicher ein wichtiger Schritt in die richtige Richtung.

Die Sozialisten wollen im technischen und klassischen Sekundarunterricht den Schülern die Möglichkeit geben, entweder Deutsch oder Französisch als erste Sprache zu wählen und die andere Sprache als zweite Fremdsprache zu lernen. In dieser Optik muss der Sprachenunterricht so reformiert werden, dass Sprachkompetenzen, nach der Vorlage des europäischen Sprachen-Portfolios in Lesen, Schreiben, Verstehen und Sprechen auf verschiedenen Leistungsniveaus definiert werden. Auf diese Weise wird mehr Schülern mit verschiedenen sprachlichen Hintergründen der Sekundarabschluss ermöglicht. Die Gesamtsprachenkompetenz der Schüler soll anspruchsvollen Anforderungen entsprechen, wobei Defizite in einer Sprache nicht zur Eliminierung der Schüler führen dürfen.

Bis dato hat das Luxemburger Unterrichtswesen den sprachlichen und kulturellen Kompetenzen der Schüler ausländischer Abstammung in ungenügender Weise Rechnung getragen. Die Sozialisten werden das Studium anderer Sprachen wie zum Beispiel der portugiesischen Sprache und Kultur als Leistungsfach auf den Sprachenklassen im Sekundarunterricht einführen, um die Möglichkeit zu schaffen, Defizite in anderen Sprachen, besonders in Deutsch, zu kompensieren. Allerdings sollte in den oberen Klassen beider Sekundarunterrichte dem Englischen als verbindende Weltsprache eine grosse Bedeutung beigemessen werden.
 

HAMMELMANN Paul:

La pondération des langues est une des solutions envisageables et même évidente. Subsiste le problème général de l'éducation et de la formation professionnelle au Luxembourg. (voir programme du POSL et mon article au "tageblatt", intitulé "Université du Luxembourg")
 

NATI Romain:

L'enseignement des langues, tel qu'il se pratique actuellement au Luxembourg, devient un handicap pour nos jeunes, car il limite leur compétitivité dans la comparaison internationale. Le fait que des milliers de nos jeunes fréquentent des lycées dans les régions frontalières, où le Luxembourg doit d'ailleurs drainer la main-d'oeuvre qualifiée qu'il ne trouve plus - faute de formation adéquate - parmi ses résidents, est particulièrement inacceptable.
 

Liste 4: Déi Gréng

Au Luxembourg, les places en apprentissage vacantes ne sont pas occupées; en même temps, de plus en plus de jeunes se retrouvent sur le marché du travail sans avoir terminé d'études. Cela renvoie aux dysfonctionnements profonds de l'orientation professionnelle. Nous accorderons une valeur plus importante à l'orientation professionnelle dans les écoles; les élèves devront se voir proposer une orientation personnalisée pendant tout leur parcours scolaire. Le choix d'une profession doit redevenir une décision positive, qui tienne compte des souhaits et des capacités des élèves. Pour ce faire, il faut revaloriser les métiers manuels.

Les élèves doivent pouvoir apprendre de leurs erreurs. C'est pourquoi nous voulons introduire un système positif, constructif d'évaluation de l'apprentissage, qui ne punit pas les erreurs mais récompense les progrès. Le système de notation actuel ne se prête pas à cet objectif. Nous introduirons un certificat descriptif représentant les capacités, forces et faiblesses des élèves. Lorsqu'ils quitteront l'école, tous les élèves recevront un diplôme reprenant tout le spectre de leurs compétences. Ainsi, une note insuffisante dans un cours ne constituera plus un obstacle à la conclusion des études, pour autant évidemment que cette matière ne soit pas essentielle dans la formation choisie.
 

Liste 5: CSV

Si les statistiques évoquées mériteraient d'être précisées et commentées, la question portant sur une nouvelle pondération des langues peut être répondue positivement.

Nous sommes d'avis qu'il est nécessaire de préserver le trilinguisme qui est pour notre pays une véritable richesse. Cependant cela va de pair avec une redéfinition des compétences requises dans les différentes langues et la possibilité de choisir entre une première langue et une seconde langue. Cela permettrait de mieux tenir compte des différentes situations linguistiques des élèves fréquentant l'enseignement luxembourgeois.
 

Liste 6: Déi Lénk

FRISCH Janine:

Oui, nous sommes pour une pondération tout en gardant le bilinguisme au Luxembourg. Néanmoins pour lutter efficacement contre l'inégalité scolaire il ne suffit pas de réformer l'enseignement des langues mais l'Ecole luxembourgeoise. Nous proposons d'introduire le tronc commun - cf. notre programme: une autre école est possible.
 

HOFFMANN André:

J'avoue que j'hésite pour une réponse définitive et précise sur l'enseignement des langues. D'une part, le bi- (sinon le tri-) linguisme me paraît un avantage important qu'on hésite à abandonner. D'autre part, des régimes différents d'enseignement pourrait constituer un risque de ségrégation supplémentaire.

Pourtant, je n'ignore pas que les langues constituent, pour les enfants non-luxembourgeois, un obstacle supplémentaire au succès scolaire qui vient s'ajouter aux obstacles socio-culturels. Et que la sélection par les langues peut bloquer l'accès à une profession du genre artisanal (CAPT).

Je serai donc enclin à chercher des voies médianes:
- Concentration sur la maîtrise d'une langue (soit l'allemand, soit le français) par une différenciation interne (donc sans séparer totalement les groupes), dès l'école primaire, avec adaptation conséquente de l'enseignement des langues dans le postprimaire.
- L'autre langue (français ou allemand) serait donc apprise comme langue "étrangère".
- Soutien pédagogique plus systématique, pour les langues aussi.
- C'est aussi une question de méthode: mieux apprendre à s'exprimer, à lire …
- Collaboration avec les parents, pour mieux les aider à se confronter à ce problème des langues …
 

HOFFMANN-STEFFEN Armand:

Faut créer une école laïque. Le culte n'a rien à voire avec la formation. Sans le contrôle de la réaction de droite, on sera capable de créer un système moderne, Humanitaire et libre. En ce qui concerne les langues, nous devons prendre en considération les enfants des étrangers à chance égale aux nôtres. Nous avons longtemps profité du travail des étrangers.
 

LACAFF Solange:

Si je regarde la réalité, la moitié des enfants dans nos écoles est discriminée par une langue véhiculaire qui est trop loin de la leur (l'allemand). Conclusion: Introduire un système parallèle avec classes francophones et luxembourgo-allemandes mais si cela revient cher. Autrement le désastre pisaesque persistera.
 

MARX Lou:

Je n'ai pas la prétention d'avoir compétence en la matière. Toutefois suis-je convaincu qu'au Luxembourg il s'imposerait de créer une école à deux voies parallèles: avec classes germanophones & classes francophones fonctionnant l'une à côté de l'autre et à niveau égal, ceci dès l'école primaire. Mais il existe un réel danger que pareille entreprise ne soit vouée à devenir une école à deux vitesses: l'élite dans les classes germanophones, les "imbéciles" dans les classes francophones?!? L'affaire mérite une réflexion approfondie.
 

SIMON Claude:

Je vois deux solutions complémentaires: d'un côté il faut rompre avec notre système de notation et d'un autre côté il faut utiliser les moyens adaptés pour apprendre aux enfants les langues qui peuvent leur être utile pour réussir la communication et l'intégration.
 

TURPEL Justin:

Si je regarde la réalité, la moitié des enfants dans nos écoles, est discriminée par une langue véhiculaire (l'allemand) trop éloignée de leur langue maternelle. Conclusion: Introduire un système parallèle avec classes francophones et germanophones, même si cela revient cher. Faute de quoi, "Pisa" se répétera à perpétuité.
 

WEHENKEL Henri:

Lutter contre l'échec scolaire ne doit pas conduire à orienter vers des diplômes inférieurs ou produire une inflation de diplômes. Il faut que le niveau moyen de qualification devienne plus élevé et que l'inégalité des chances soit réduite, les deux objectifs ne s'opposent que dans un système basé sur la sélection par élimination. D'accord pour une pondération différente de chaque langue à condition de conserver le bilinguisme et la mixité culturelle de l'école publique.
 


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